Michel Bitbol
La physique quantique à la première personne du singulier du temps présent


Date & heure
20/02/2020
Lieu
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Le QBism (Quantum Bayesianism) repose sur une interprétation subjectiviste des probabilités. Mais, au-delà de cette simple option interprétative, le QBism opère un changement sans précédent du sens et du statut de la théorie physique. Dans le QBism, les symboles de la théorie, comme par exemple l’état quantique, ne font plus du tout référence à d’hypothétiques microsystèmes. Ils dénotent un instrument de calcul des probabilités de résultats expérimentaux, valant pour chaque agent particulier. Ici, l’agent est à la fois l’origine (i) de l’évaluation probabiliste et (ii) de l’intervention qui suscite les résultats dont il estime les probabilités.
On développera à partir de là l’idée d’une physique en première personne, d’une physique valant pour le physicien qui cherche à prédire les phénomènes qu’il co-produit par son action. Et on l’opposera à une physique en troisième personne, une physique visant à décrire des objets et des processus se produisant d’eux-mêmes, indépendamment des physiciens qui les étudient. Une bonne raison d’opter pour une physique en première personne est l’immense simplification que cela occasionne dans l’élucidation des « paradoxes » quantiques.
DigiQ Paris Summer School 2026
29 juin – 2 juillet
Giovanna Morigi
Theoretical Physics, Saarland University, 66123 Saarbruecken, Germany
Searching a quantum database with noise
Matteo Zaccanti
Istituto Nazionale di Ottica (INO-CNR) & LENS
Ultracold lithium-chromium mixtures: From mass-asymmetric fermionic matter to paramagnetic molecules
Simon L.Cornish
Department of Physics, Durham University, South Road, Durham DH1 3LE, UK
Enabling dipolar interactions between ultracold molecules using magic-wavelength trapping



